Réseau de coordination médico-sociale périnatal
En Ile-de-France

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SOLIPAM S’EXPRIME – partie 2 : Mutilations génitales féminines (MGF), protéger les filles et garantir un accès effectif à la protection

🟠 𝐒𝐎𝐋𝐈𝐏𝐀𝐌 𝐒’𝐄𝐗𝐏𝐑𝐈𝐌𝐄 – 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗲 2 🟣

Les mutilations génitales féminines (MGF), dont la clitoridectomie, l’excision ou l’infibulation, pour ne citer que les formes les plus courants, constituent une grave violation des droits humains et touche encore des millions de femmes et de filles à travers le monde. Une part importante du public accompagné par le réseau SOLIPAM est concernée, que ce soit en tant que victimes directes ou en tant que mères craignant pour l’intégrité physique de leurs filles. 

Les MGF sont interdites par la loi française et reconnues comme un motif de protection internationale lorsque les femmes ou leurs enfants sont exposées à un risque. Pourtant, dans la pratique, l’accès à cette protection demeure largement entravé. 

Au quotidien, nous constatons la forte mobilisation des mères pour protéger leurs filles dès la naissance. Mais cette volonté se heurte à de nombreux obstacles administratifs et institutionnels qui empêchent trop souvent l’examen effectif des demandes d’asile liées au risque de mutilation. 

SOLIPAM, membre de l’Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE), s’est mobilisé aux côtés de nombreuses associations pour alerter l’OFPRA sur les difficultés d’accès aux Unités Médico-Judiciaires (UMJ) en Île-de-France, indispensables pour l’établissement des certificats médicaux requis dans les démarches d’asile concernant les petites filles menacées d’excision. 

Manque de rendez-vous disponibles, périmètres géographiques restreints, suspensions d’activité liées à des pénuries de personnel, informations non mises à jour : ces obstacles rendent parfois impossible l’obtention du certificat demandé dans les délais imposés par l’administration. Parfois les familles franciliennes sont amenées à se rendre dans d’autres régions pour obtenir ce certificat. 

Ces entraves ont des conséquences concrètes et graves : renoncement à la procédure de demande d’asile, des enfants exposés à un risque de violences irréversibles, et une atteinte au droit fondamental à la protection internationale. 

Nous appelons à une application sans délai des mesures nécessaires pour garantir un accès effectif à la protection face aux mutilations génitales féminines. Cela implique notamment : 

  • une amélioration urgente de l’accès aux UMJ en Île-de-France, 
  • des moyens humains et financiers adaptés, 
  • une meilleure coordination entre les institutions, 
  • et des procédures claires, accessibles et respectueuses des droits des personnes concernées. 

La lutte contre les MGF ne peut se limiter à une interdiction de principe : elle doit se traduire par une protection réelle et opérationnelle pour toutes les femmes et les filles menacées. 

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