Après l’accouchement, qu’il ait été par voie basse ou par césarienne, vous êtes, dans la très grande majorité du temps, transférée dans le service de suites de couches. C’est le service d’hospitalisation pendant lequel les nouveau-nés et les femmes sont surveillés pendant quelques jours si tout va bien.
La durée d’hospitalisation est d’environ 3 jours pour un accouchement par voie basse et 5 jours pour un accouchement par césarienne. Cela peut être plus long en fonction de votre situation médicale et/ou sociale, mais aussi de la santé de votre nouveau-né.
Pour surveiller la femme accouchée, la sage-femme passe quotidiennement pour réaliser un examen clinique. Pendant cet examen, elle vérifie la quantité de sang perdue après l’accouchement, aussi appelée lochies : ces saignements sont normaux et peuvent durer entre 3 et 6 semaines.
Après l’accouchement, et davantage lors de l’allaitement maternel, il est possible de ressentir des contractions appelées tranchées ; elles sont nécessaires pour permettre à votre utérus de retrouver sa taille habituelle en dehors d’une grossesse.
Par la même occasion, la sage-femme vérifie l’évolution de la cicatrisation abdominale en cas de césarienne ou de la cicatrisation périnéale en cas d’épisiotomie ou de déchirure spontanée.
Elle s’assure aussi que les constantes (ou paramètres biologiques) sont normales : la tension artérielle, la fréquence cardiaque ou encore la température.
Elle surveille aussi la bonne reprise du transit ainsi que la fréquence des mictions.
Un examen des membres inférieurs par palpation des mollets est aussi réalisé pour s’assurer qu’un risque de phlébite ou thrombose veineuse est écarté.
La sage-femme a aussi pour rôle d’accompagner l’allaitement maternel et surveille, grâce à un examen clinique, que tout se passe bien.
Le mode d’allaitement est avant tout un choix de la femme accouchée : maternel, biberon ou les deux. Néanmoins, certains problèmes de santé ou médicaments peuvent contre-indiquer le recours à l’allaitement maternel, n’hésitez pas à vous rapprocher de la sage-femme ou médecin de votre lieu de suivi pour faire un point sur le sujet.
Généralement, les seuls médicaments qui vous sont distribués en suites de couches sont des antidouleurs ou anti-inflammatoires à visée antidouleurs. En revanche, en cas de complications, de problèmes de santé déjà existants ou d’examen clinique anormal, d’autres médicaments peuvent vous être distribués en complément d’examens complémentaires : prise de sang, échographie, etc.
Après l’accouchement, à cause de la diminution du taux d’hormones dans le sang, vos émotions peuvent se retrouver décuplées et ceci peut être aggravé par l’état d’épuisement dans lequel vous pouvez vous trouver. On appelle cela le « baby blues ». Il est donc possible que vous vous sentiez triste, pas à la hauteur, débordée, que vous perdiez confiance en vous. Il est important d’en discuter avec la sage-femme ou n’importe quel professionnel de santé du service. Vous pouvez aussi demander à discuter avec le/la psychologue du service.
Si jamais ces signes persistent dans le temps, il peut être possible de parler de dépression du postpartum : c’est une maladie qui peut atteindre tout le monde, bien qu’il existe des facteurs de risque. N’hésitez pas à solliciter la psychologue de la maternité ou les sage-femmes sur place.
Comme dit précédemment, la façon d’alimenter votre nouveau-né est avant tout un choix bien que des problèmes de santé puissent contre-indiquer l’allaitement au sein.
Pour cela, il est conseillé d’aborder le sujet dès que possible pendant la grossesse pour poser toutes vos questions aux sage-femmes et autres professionnels.
Comme dit précédemment, la façon d’alimenter votre nouveau-né est avant tout un choix bien que des problèmes de santé puissent contre-indiquer l’allaitement au sein.
Pour cela, il est conseillé d’aborder le sujet dès que possible pendant la grossesse pour poser toutes vos questions aux sage-femmes et autres professionnels.
À chaque étape du développement de votre bébé, la composition de votre lait s’adaptera pour satisfaire au mieux ses besoins : vitamines, défenses immunitaires, protéines, gras et sucre.
Dans la majorité des cas, la montée de lait est une étape inconfortable voire douloureuse : les seins gonflent, deviennent durs et très sensibles. Cela est normal.
Néanmoins, il est possible que des complications surviennent pendant l’allaitement comme des crevasses qui sont des plaies ouvertes et douloureuses au niveau du mamelon ou des engorgements qui correspondent au fait que le sein est trop dur/plein rendant très compliqué la succion.
Cela est très souvent dû à une position d’allaitement qui peut être améliorée pour rendre la succion plus efficace. N’hésitez pas à interpeler les professionnels sur place pour vous accompagner à ce sujet ou pour leur signaler le moindre signe qui vous paraitrait anormal : une rougeur, une douleur, une bosse dans le sein, un écoulement qui change de couleur ou d’aspect, etc.
En cas de difficultés ou d’inquiétude au sujet de l’allaitement le soir, le week-end ou les jours fériés, rendant impossible la sollicitation des professionnels de santé qui s’occupent de vous et/ou de votre bébé, vous pouvez contacter gratuitement le numéro vert régional SOS ALLAITEMENT IDF au 0 800 800 315.
Un tire-lait peut aussi être utilisé au cours de votre allaitement. Il s’agit d’un appareil électronique qui va stimuler vos seins en imitant la succion d’un bébé afin de recueillir votre lait dans des contenants.
Il est possible d’avoir une prise en charge par l’Assurance Maladie grâce à une ordonnance que vous fera la sage-femme à l’hôpital, n’hésitez pas à vous renseigner. Il est aussi possible qu’un chèque de caution vous soit demandé, parlez-en à votre assistante sociale.
Dès la naissance et pendant le séjour en maternité, votre bébé sera nourri grâce à des petits biberons ou nourrettes, déjà prêtes. L’équipe soignante vous indiquera le type de lait artificiel, les quantités à donner et la fréquence des repas au jour le jour car les besoins de votre bébé changent très vite.
Même si vous décidez de ne pas donner le sein, une montée de lait peut tout de même arriver. Il est conseillé d’en discuter avec les sage-femmes sur place car, bien que la montée de lait ne puisse être empêcher en amont, des médicaments anti-inflammatoires peuvent être prescrits pour réduire l’inconfort ou la douleur.
Après la sortie de l’hôpital, le plus souvent, le lait artificiel est à reconstituer, c’est-à-dire qu’il faut mélanger la poudre de lait avec de l’eau avant que votre bébé puisse le boire. Attention, il faut toujours mettre l’eau avant la poudre pour ne pas se tromper dans le dosage.
Il est possible d’utiliser de l’eau froide du robinet pour la préparation des biberons ou de l’eau plate en bouteille tant que la mention « convient pour la préparation des aliments des nourrissons », généralement accompagnée de l’image d’un bébé, est présente sur l’étiquette.
Il n’est pas nécessaire de chauffer l’eau tant qu’elle est à température ambiante. Si l’eau était au préalable au réfrigérateur, il est possible de la réchauffer, mais l’usage du four à micro-ondes est interdit : le risque de brûlures est trop important. Si le biberon a été réchauffé, il est indispensable de verser quelques gouttes sur l’intérieur de votre poignet pour contrôler la température.
Après avoir ajouté la bonne dose de poudre dans le biberon, il faut mettre la tétine et agiter le tout fortement pour que le mélange soit bien liquide et sans grumeaux.
Un biberon entamé ne doit jamais être réutilisé pour un prochain repas : il faut recommencer le procédé à chaque repas. Un biberon à température ambiante se conserve 1h maximum après reconstitution. Si vous vous déplacez beaucoup, conservez la boite de poudre et l’eau à part : ne les mélanger qu’au dernier moment, à l’heure du repas.
Il n’est pas nécessaire de « stériliser » le biberon et la tétine, un lavage à l’eau claire et au savon suffit avant de les laisser sécher à l’air libre.
Si vous rencontrez des difficultés à vous procurer du lait artificiel ou autres produits, n’hésitez pas à en discuter aux professionnels qui s’occupent de vous. Vous pouvez également trouver des adresses ressources ici.
Dans les 5 jours suivants l’accouchement, il est obligatoire de réaliser la déclaration de naissance de votre enfant, soit à l’hôpital au service de l’Etat civil s’il y en a, soit à la mairie de la ville de naissance de l’enfant.
Il faut apporter les documents suivants : un certificat d’accouchement et un papier d’identité de chacun des parents présents (carte d’identité ou passeport ou acte de naissance ou autre).
A la suite de ces démarches, il sera possible de récupérer l’acte de naissance de l’enfant à la mairie de son lieu de naissance ainsi que le livret de famille, selon votre situation.
En cas d’enfant décédé à la naissance ou né sans vie, les démarches administratives sont différentes. N’hésitez pas à vous renseigner auprès du service de l’Etat civil de l’hôpital ou du personnel soignant.
Après l’accouchement, il faut faire la demande de rattachement en qualité d’ayant-droit à votre couverture maladie (AME, CSS, régime général) pour que votre enfant puisse en bénéficier à son tour.
Il faut joindre les documents suivants : acte de naissance de l’enfant et le formulaire 14445*02.
Si vous ne pouvez pas bénéficier d’une couverture maladie, il est possible pour votre enfant d’avoir sa propre demande appelée l’AME pédiatrique, car il n’y a pas de délai de carence.
L’assistante sociale de la maternité peut vous aider dans ces démarches avant votre sortie, n’hésitez pas à la solliciter.
Si vous n’avez pas de logement personnel, l’assistante sociale de la maternité est là pour vous aider.
Si vous dépendez du 115, il faut rapidement les contacter pour faire inscrire votre enfant à la demande d’hébergement. L’assistante sociale pourra aussi mettre à jour la demande SIAO pour modifier votre composition familiale en y ajoutant votre enfant ainsi que les nouvelles préconisations liées à votre mode de vie.
Au moment de quitter l’hôpital, l’équipe soignante vous remet divers documents dont :
Vous pouvez demander des explications ou informations supplémentaires aux équipes présentes à l’hôpital, n’hésitez pas à poser toutes vos questions et à demander l’aide d’un interprète si besoin.
Pour la femme qui vient d’accoucher, plusieurs rendez-vous sont à réaliser pour continuer la prise en charge médicale et s’assurer que tout va bien.
Si vous avez un doute ou une inquiétude, vous pouvez toujours appeler les urgences de votre maternité ou la maternité la plus proche de vous ou vous y rendre directement.
Par exemple, dans les cas suivants :
Vous pouvez aussi appeler les numéros d’urgence suivants :
Attention, ce texte ne remplace pas un suivi médical et il est important de vous faire suivre par une sage-femme ou un médecin. Cela va permettre aux professionnels de santé de détecter le plus tôt possible si vous avez de problèmes concernant votre grossesse.
Ces informations sont à titre indicatif,
nous conseillons de faire le point avec des professionnels spécialisés.
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