Réseau de coordination médico-sociale périnatal
En Ile-de-France

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Réseau de coordination médico-sociale périnatal. En Ile-de-France

SOLIPAM S’EXPRIME – partie 4 : Violences sexistes et sexuelles au cœur des parcours périnataux.

Pour les femmes en situation de grande précarité, la période périnatale — grossesse, accouchement, post-partum — est loin de constituer une parenthèse protectrice. Elle s’inscrit au contraire souvent dans des parcours marqués par l’instabilité, l’errance et des violences sexistes et sexuelles multiples. 

Au quotidien, le réseau SOLIPAM est témoin de récits de femmes contraintes d’accepter un hébergement en échange de rapports sexuels, exposées à des agressions dans l’espace public, dans des hébergements informels, des squats, mais principalement chez des tiers. Pour certaines, la grossesse elle-même est la conséquence d’un viol. Pour d’autres, les violences se poursuivent pendant la grossesse, période de vulnérabilité physique, psychique et administrative accrue. 

La migration et l’absence de solution d’hébergement stable renforcent ces situations d’emprise et de dépendance. Sans logement, sans ressources financières, parfois sans droits ouverts ou en attente de régularisation, ces femmes peuvent se retrouver contraintes d’accepter des situations qu’elles n’auraient jamais envisagées autrement, simplement pour ne pas dormir à la rue, pour protéger leur grossesse, les enfants déjà là, ou pour survivre tout simplement.  

 « Au bout d’un an, 100% des femmes sans abri sont victimes d’un viol. » 
Extrait du rapport Femmes sans abri, la face cachée de la rue – Sénat

Le stress chronique, l’insécurité, les traumatismes augmentent les risques de complications pendant la grossesse : retards de suivi, ruptures de parcours de soins, accouchements prématurés, troubles anxieux, dépression périnatale, difficultés dans le lien mère-enfant. La priorité donnée à la recherche d’un hébergement ou à la survie quotidienne passe souvent avant le suivi médical. 

Ces violences ont des conséquences majeures sur la santé périnatale. 

Pourtant, ces situations restent largement invisibles dans les dispositifs de lutte contre les violences faites aux femmes. 

Les politiques publiques et les dispositifs existants sont encore trop peu adaptés à la réalité de ces femmes. Ces mêmes politiques publiques les précarisent d’autant plus du fait d’une politique migratoire de plus en plus agressive et de baisses de moyens constants en matière d’hébergement/logement.  

La période périnatale constitue pourtant une fenêtre essentielle pour repérer, protéger et accompagner. 

Les professionnel·les de santé et du social ont un rôle clé à jouer, à condition que les conditions matérielles de sécurité existent réellement. Protéger les femmes, c’est aussi garantir un hébergement stable, sécurisé et inconditionnel pendant la grossesse et le post-partum. C’est reconnaître que la santé périnatale est indissociable des conditions de vie et de sécurité. 

Le 25 novembre 2025, SOLIPAM faisait partie des associations signataires de la tribune inter-associative parue dans Le Monde : « Les politiques migratoires françaises enferment les femmes dans une précarité économique et sociale propice aux violences sexuelles ». 

 

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