Etude REPERES
Les résultats du premier rapport « Comprendre la situation sociale ainsi que l’état de santé physique et psychique des femmes sans domicile en période périnatale » de l’étude REPERES sont sortis aujourd’hui.
Les résultats du projet mettent en évidence l’impact majeur de la vie à la rue et de l’errance résidentielle sur la santé des femmes et des nouveau-nés. Ils soulignent également l’importance de renforcer la protection de ces publics, en garantissant un accès effectif, stable et adapté à l’hébergement et aux soins à minima pendant les 1000 premiers jours.
Quelques résultats flash :
- 34% des femmes interrogées présentes des symptômes anxieux en début de grossesse
- 64% des femmes en errance ont des symptômes compatibles avec un état dépressif (échelle EPDS) contre 25% quand elles sont hébergées à l’hôtel
- Chez les femmes en errance, 76% d’entre-elles présentent un état de faim modéré ou sévère
- 74% des femmes en errance vivent avec moins de 100 euros mensuel
- Le taux de renoncement aux soins semble plus important en période post-natale. Au global, 23% déclarent avoir renoncé à des soins pour raisons financières et 28% pour privilégier des choses essentielles
- 30,5% de césarienne contre 21,4% en population générale (ENP 2021)
- Le taux de petit poids de naissance est doublé par rapport à la population générale (ENP 2021)
Élever un enfant nécessite en moyenne de débourser 490€ en moyenne chaque mois lors des premières années, notamment pour l’alimentation.
Quelques recommandations :
- Garantir un hébergement stable et continu a minima tout au long des 1000 premiers jours
- Renforcer les moyens et les conditions de travail des équipes professionnelles
- Promouvoir et soutenir les démarches de recherche-action

